Le décret organisant la première secondaire a été adopté mercredi au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Parmi les changements annoncés : la disparition de la première différenciée, un accompagnement renforcé des élèves en difficulté et une formation au numérique.
Fin de parcours législatif et fin d’une longue attente pour le monde de l’enseignement. Mercredi, le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté le décret organisant la première secondaire sous le régime du tronc commun. Il sera d’application dans moins de trois mois, à la rentrée du 24 août.
Une révolution ? Pas à ce stade (on attend davantage de changements pour les deux années suivantes). Ce ne sera pas non plus une surprise, le contenu du décret ayant été largement divulgué via des circulaires préalables. Retenons les principaux points de la grille horaire qui s’articule autour du choix de la majorité MR-Engagés de renforcer les « fondamentaux » : six heures de français langues anciennes, cinq heures de mathématiques (soit une heure de plus qu’auparavant), quatre heures de langues, trois heures de sciences, quatre heures de formation historique, géographique, économique et sociale, une heure de formation manuelle, technique et technologique et, c’est la marque de fabrique de la ministre Valérie Glatigny (MR), deux heures de formation numérique.
Il est aussi prévu de mettre en place un accompagnement personnalisé au bénéfice des élèves en difficulté (140 équivalents temps plein seront recrutés à cet effet). Alors qu’une autre mesure prévoit de mieux accompagner les élèves qui arrivent en secondaire avec des faiblesses au CEB.
Autre nouveauté de taille : la disparition de la première année différenciée – une décision du Pacte de 2016 –, là aussi compensée par de l’accompagnement renforcé.
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Enfin, on sent poindre la marque du MR sur cette première secondaire, et plus généralement sur ce tronc commun, avec l’organisation de journées de découverte métiers durant les jours blancs. Ces activités d’orientation sont précisément appelées à se renforcer dans la suite du parcours.
« Nous faisons le choix de renforcer les apprentissages de base, parce que c’est la condition de la réussite pour tous les élèves. Nous adaptons aussi l’école aux réalités d’aujourd’hui, avec une formation numérique à la hauteur des évolutions du monde, notamment liées à l’intelligence artificielle. Enfin, nous posons les premières bases d’une orientation positive dès la première secondaire, pour permettre à chaque jeune de construire progressivement son projet », conclut Valérie Glatigny, ministre de l’Education.

