Plus de 250 directions de l’enseignement libre annoncent un rassemblement mardi 26 mai devant le siège des Engagés. En cause : leur opposition « ferme » au décret-programme, ainsi qu’à l’ensemble des mesures prises par le gouvernement MR-Engagés.
Après les enseignants, les syndicats et les élèves, c’est au tour des directions d’école de se mobiliser contre le désormais célèbre « décret-programme II » du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) et ses mesures d’économie dans le secteur de l’enseignement. Plus de 250 directeurs et directrices de l’enseignement secondaire catholique se rassembleront mardi 26 mai, à partir de 10 h, devant le siège des Engagés. Ils seront rejoints par des collègues du réseau WBE (Wallonie-Bruxelles Enseignement) et du libre non-confessionnel (Felsi).
Les directions entendent manifester leur « ferme opposition » au décret, dont le vote est prévu ce vendredi en commission puis la semaine prochaine en séance plénière, ainsi « qu’à l’ensemble des mesures prises par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles durant cette législature ». « Ces décisions impactent lourdement nos écoles, nos enseignants et, surtout, nos élèves, particulièrement les plus précarisés », affirme Alain Koeune, président de la Féadi (Fédération des associations de directions de l’enseignement secondaire catholique). Les membres de la fédération dénoncent également un mode de gouvernance qui remettrait « en cause les fondements démocratiques basés sur la concertation et le dialogue ».
Dans une note transmise à la presse, les directions détaillent leurs nombreux griefs envers la majorité MR-Engagés. Après la suppression des 7e années techniques et la réduction de 3 % de l’encadrement dans le qualifiant, elles ciblent les mesures prévues dans le budget 2026 et notamment la hausse de 10 % du temps devant les élèves pour les enseignants du secondaire supérieur, sans revalorisation salariale. « Vous cherchez à dissimuler les réductions d’effectifs grâce à des départs à la retraite, en répétant sans preuve un dogme : “Un prof égale un prof.” Malgré vos dénégations, un prof de math ne deviendra pas un prof de français comme un prof de coiffure ne devient pas prof d’éducation physique par simple volonté politique », écrivent-elles.
La note ne sera transmise à la ministre de l’Education que mardi, « après la presse, conformément aux habitudes qui semblent être la règle de sa communication à l’heure actuelle ».
Les directions ont déjà sollicité une entrevue avec le président des Engagés, Yvan Verougstraete.

