Face à la colère des enseignants, les ministres Elisabeth Degryse (Les Engagés) et Valérie Glatigny (MR) ont promis une nouvelle mesure d’accompagnement pour protéger les profs temporaires.
À quelques heures du vote attendu sur le décret-programmepar le parlement, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a annoncé jeudi midi une mesure d’accompagnement supplémentaire afin de garantir qu’aucun enseignant temporaire prioritaire ne perde son emploi l’année prochaine en raison des mesures d’économies.
«L’objectif est d’éviter que les temporaires prioritaires perdent leurs heures», a assuré mercredi la ministre-présidente, Elisabeth Degryse (Engagés), lors d’une conférence de presse organisée avec sa collègue Valérie Glatigny au siège du gouvernement.
Pour prévenir la situation, le gouvernement avait déjà prévu un gel des réaffectations. Concrètement, un enseignant nommé qui devait être réaffecté en 2026 restera jusqu’au terme de la prochaine année scolaire à la disposition de son école actuelle et ne prendra ses nouvelles fonctions qu’à la rentrée 2027. Il ne fera dès lors pas perdre d’heures à l’enseignant temporaire qui travaille.
Cependant, «pour répondre aux inquiétudes qui persistent malgré ce gel», le gouvernement suivra avec attention la situation durant l’année scolaire et prévoit des dispositions complémentaires pour éviter que les temporaires prioritaires se retrouvent sans emploi à la rentrée prochaine, promet la ministre Degryse. «Les temporaires prioritaires qui n’auraient pas de nouvelles affectations à la rentrée scolaire seront donc maintenus en attendant qu’une charge se libère», assurent les membres de l’exécutif.
Récupération ?
Afin de soulager les enseignants, le gouvernement a également décidé du report d’un an du reporting de travail collaboratif des enseignants.
Selon la ministre Glatigny, vu la situation actuelle de pénurie et le fait que très peu de nouveaux enseignants diplômés sortiront à la rentrée prochaine vu l’allongement de 3 à 4 ans de leur formation, il y a toutefois «très peu de risques» que des enseignants se retrouvent sans emploi l’année prochaine.
Au cours de la conférence de presse, les ministres ont également rappelé à quel point les mesures décidées étaient «nécessaires»pour stabiliser le déficit de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

