Désormais, les directions des établissements scolaires disposeront de consignes précises à suivre lors de situations particulières, a annoncé la ministre francophone de l’Enseignement, Valérie Glatigny. Jusqu’à présent, aucune règle ne détaillait réellement les démarches à adopter lors de tempêtes, de chutes de neige, de canicules ou encore de grèves. Cette circulaire doit donc éviter l’improvisation face à des événements devenus plus fréquents.
Absence de l’élève
La circulaire prévoit deux cas de figure, à commencer par celui où un enfant ne peut pas se rendre à l’école pour des raisons indépendantes de sa volonté. La Fédération Wallonie-Bruxelles cite notamment les intempéries ou les perturbations majeures des transports en commun. Dans ce cas, une sanction automatique liée à une absence injustifiée ne sera plus appliquée.
Le texte rappelle toutefois l’obligation scolaire et précise qu’en dehors de ces situations exceptionnelles, les absences doivent toujours être justifiées.
Canicule, tempête ou pollution
La Fédération Wallonie-Bruxelles détaille également plusieurs situations devenues plus fréquentes ces dernières années. Les directions devront mettre en place différentes mesures afin d’assurer le maintien de l’activité scolaire.
En cas de fortes chaleurs, la circulaire recommande d’aérer les locaux, de garantir l’accès à l’eau et de limiter les activités physiques. Lors d’épisodes de grand froid, les classes devront être regroupées dans les espaces les mieux chauffés et les activités extérieures réduites. Pour les épisodes neigeux, les établissements devront évaluer l’ouverture ou non de l’école selon les conditions de déplacement des familles. Le même principe s’applique lors de vents violents ou de tempêtes afin d’assurer la sécurité des élèves et du personnel.
Les pics de pollution sont également mentionnés. Le texte précise qu’une suspension des cours peut être envisagée comme une réponse proportionnée selon le niveau d’alerte.
Grèves
Les grèves des transports ou celles qui affectent directement le fonctionnement des écoles sont aussi intégrées à cette circulaire. Lorsqu’un déplacement devient impossible, l’élève ne pourra pas être pénalisé. Dans le cas de mouvements sociaux impliquant les enseignants, les établissements devront assurer l’accueil des élèves et informer rapidement les familles. Le document vise surtout à garantir la continuité de l’enseignement et à éviter que des situations exceptionnelles ne deviennent un frein à la scolarité.

