À quelques semaines de la fin de l’année scolaire, une pétition réclamant l’annulation des examens de fin d’année dans l’enseignement secondaire francophone a dépassé les 35.000 signatures. En cause : les nombreuses heures de cours perdues ces derniers mois en raison des mouvements de grève dans les écoles.
Lancée il y a une semaine, la pétition qui approche des 40.000 signatures estime que les élèves ne sont pas tous préparés de manière équitable aux évaluations de juin. Son auteur évoque une “situation injuste” pour les jeunes, les parents et les enseignants, et demande à la Fédération Wallonie-Bruxelles de prendre “une décision claire et rapide”. Il estime que “les élèves voient leur préparation tronquée et certains n’ont pas pu suivre des chapitres entiers”.
Le texte demande “l’annulation des examens de fin d’année dans toutes les écoles secondaires de Wallonie afin d’éviter une évaluation inéquitable et des conséquences scolaires disproportionnées pour des manquements indépendants des élèves”. Les signataires réclament également “des directives uniformes pour éviter des disparités entre établissements”.
Dans la pétition, il est aussi proposé que la Fédération Wallonie-Bruxelles “définisse un calendrier alternatif” et mette en place “des mesures de soutien […] telles que des heures de rattrapage ou des ressources pédagogiques renforcées durant l’été”.
Certaines écoles ont déjà annoncé des adaptations ou des suppressions partielles d’examens internes, mais la situation varie d’un établissement à l’autre.
“Une certaine latitude”
Interrogée ce mercredi au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny a rappelé que les épreuves certificatives externes comme le CEB, le CE1D et le CESS sont encadrées par décret. Leur maintien ou leur annulation relève donc du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Concernant les examens internes, la ministre a précisé qu’“il y a une certaine latitude mais sur la base du règlement intérieur”.
À ce stade, Valérie Glatigny n’envisage pas de mesures particulières. “Je tiens à remercier de tout cœur les enseignants qui restent mobilisés autour des apprentissages des élèves parce qu’on sait que nous sommes à un moment tout à fait particulier de l’année scolaire et que les examens ont une importance cruciale d’abord pour nos élèves et pour la qualité de leurs apprentissages”, a-t-elle déclaré.
Les syndicats ont prolongé leur préavis de grève jusqu’au 10 juillet, alors que les examens approchent dans de nombreux établissements.

