Le projet de décret de la ministre flamande de l’Enseignement Zuhal Demir portant son idée de « héros de la langue » a franchi un premier obstacle jeudi en commission du parlement flamand. La ministre N-VA entend améliorer la connaissance du néerlandais chez les élèves du nord du pays, même les plus petits.
Mardi, la presse flamande s’était encore largement fait l’écho de résultats d’une étude de l’OCDE, l’IELS (Etude internationale sur l’apprentissage et le bien-être des enfants). Selon celle-ci, les petits élèves de l’enseignement flamand âgés de 5 ans sont sous la moyenne en ce qui concerne les compétences linguistiques dans la langue d’enseignement.
La ministre entend mettre plusieurs choses en place pour éviter les retards dans la connaissance du néerlandais, et favoriser la remédiation, entre autres un « screening de langue » plus étendu en maternelle, dès 2027.
Dès l’an prochain, elle veut aussi créer des classes de « héros de la langue » (taalheldklassen), pour les enfants allophones qui débutent dans l’enseignement flamand et, à partir de la deuxième primaire, tous les élèves qui maitrisent insuffisamment le néerlandais. Les conseils de classe pourront aussi, en fin de primaire, imposer trois heures de néerlandais supplémentaires aux élèves qui ont du retard.
L’opposition est surtout critique en ce qui concerne les classes spécifiques des « héros de la langue » en devenir. Une élue PTB a notamment fait référence à l’avis d’experts, selon lequel il serait mieux d’organiser ces classes séparées pour une partie de l’horaire seulement, et pour une période ne dépassant pas quelques mois.
Les élus se posent également beaucoup de question sur l’organisation pratique. La ministre entend en effet déjà débuter l’implémentation en septembre prochain.

