« Balance ton CE… » : des enseignants déposeront les CEB, CESS et CE1D corrigés mais non encodés devant le cabinet de la ministre – BruxellesToday

Les épreuves externes, CEB, CESS et CE1D, se tiendront du 18 juin au 25 juin. Un collectif d’enseignants lance une action symbolique visant à apporter ces épreuves corrigées mais non encodées devant le cabinet de la ministre de l’Enseignement pour dénoncer les réformes.

Alors que les épreuves de CEB, CESS et CE1D démarrent ce jeudi en Fédération Wallonie-Bruxelles malgré les nombreux appels à leur annulation, les enseignants préparent déjà la riposte. 

Un collectif d’enseignants de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) appelle à une action symbolique le mercredi 1er juillet à 14h30, place Surlet de Chokier à Bruxelles. Baptisée « Balance ton CE…b, 1d, SS », l’initiative invite les enseignants à déposer physiquement leurs copies d’épreuves externes non encodées devant le cabinet de la ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny. Le mouvement a notamment été relayé par le collectif Mars Attacks.

L’action s’inscrit dans le prolongement d’un mouvement de contestation plus large au sein du corps enseignant, qui s’oppose aux mesures d’économies adoptées le 4 juin dernier par la majorité MR-Engagés au Parlement de la FWB. Les organisateurs dénoncent ces mesures à la fois sur le fond estimant qu’elles fragilisent les élèves les plus précarisés et témoignent d’une méconnaissance du métier et sur la forme, déplorant l’absence de concertation sociale et un décret voté en urgence.

L’encodage dénoncé

Concrètement, les enseignants participants sont invités à apporter leurs copies du CEB, du CE1D ou du CESS corrigées et photocopiées, et à les déposer dans des cartons devant le cabinet. Le refus d’encoder les résultats dans les grilles transmises à l’administration est au cœur de la mobilisation : les organisateurs qualifient cette tâche de charge purement administrative, sans utilité pédagogique, destinée uniquement à alimenter des statistiques de la FWB. Une manière donc de protester, sans impacter les élèves puisque les copies seront corrigées et les résultats transmis.

Plusieurs modalités sont proposées aux participants : ne pas encoder du tout, encoder hors délai, ou encore encoder des résultats erronés. Les organisateurs précisent toutefois que chaque enseignant reste libre d’agir selon ses convictions, en accord avec sa direction et son pouvoir organisateur. Les enseignants souhaitant encoder les épreuves sont aussi les bienvenus à l’action.

L’action se veut festive : une fanfare sera présente, et les organisateurs encouragent les participants à venir avec instruments et bulles de savon. « Résister dans la joie », tel est le mot d’ordre du collectif, qui se définit comme un groupe d’enseignants « conc(st)erné·es » par le rythme des réformes imposées ces dernières années (tronc commun, PEQ, suppression de la 7e année qualifiante, décret-programme).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *