La Ville de Mons prévoit une réorganisation de son réseau scolaire communal dès la rentrée prochaine. Un projet qui implique la fusion de plusieurs écoles et sections, pour répondre à des contraintes budgétaires et démographiques. La mesure suscite déjà l’inquiétude et la colère de nombreux parents.
À l’horaire du conseil communal de Mons ce mardi : la validation de la réorganisation des écoles communales montoises. Plusieurs écoles ou sections seraient fusionnées ou absorbées, faisant passer le nombre total d’établissements de 28 à 26.
À titre d’exemple, à la rentrée prochaine, la section primaire de l’école communale » Le Ponton » à Cuesmes devrait déménager et être absorbée par l’école communale » Les Sorbiers « . La section maternelle resterait sur place. La principale raison évoquée est d’utiliser encore en partie l’implantation, surtout après plusieurs investissements en infrastructures. Cependant, l’école ne serait plus apte à accueillir son nombre d’élèves actuel. » Sur certaines de ces 28 implantations, on remarque que certaines sont bien remplies mais ne disposent pas de locaux adaptés, alors que d’autres ont de très beaux locaux et pourraient accueillir beaucoup plus d’élèves « , précise Argyro Gyparakis, échevine de l’enseignement à la Ville de Mons.
Dans un courrier envoyé aux parents, la Ville de Mons mentionne plusieurs raisons qui mènent à cette décision : la baisse de la natalité, la réduction des moyens alloués aux bâtiments scolaires et la pénurie d’enseignants. « Il n’y a pas de sortie d’enseignants cette année. Le cursus est passé de 3 à 4 ans et nous sommes actuellement dans l’année blanche […] Ce qui rend difficile l’organisation des remplacements en cas d’absence dans les classes. Recentraliser les équipes amènera plus de stabilité « , ajoute l’échevine.

La nouvelle a du mal à passer pour certains parents, dont les enfants sont dans les écoles concernées par les fusions. Notamment à l’école » Le Ponton « , où une pétition est déjà en circulation, malgré le laps de temps très court entre l’annonce de la nouvelle et son passage au conseil communal. » Ce qu’on demande, c’est un report de la signature pour que les parents puissent mettre quelque chose en place […] et que cela puisse prendre une autre trajectoire. «
Plusieurs parents craignent une séparation des fratries. » Un qui rentre en secondaire, un autre pour qui je vais devoir trouver vite fait une école primaire et ma dernière qui reste en maternelle au Ponton. Donc trois écoles, sachant que je n’ai pas de voiture « , nous confie une maman.
D’autres craignent l’allongement des distances pour amener les enfants à l’école. » Je devrais y aller à pied « , explique une autre maman. » Je n’ai pas le permis. Donc ils devront se lever encore plus tôt pour aller à l’école. Et ça, c’est hors de question. «

