Les signes convictionnels seront interdits pour les profs dès la rentrée scolaire 2026
Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé, en deuxième lecture, l’avant-projet de décret visant à clarifier, renforcer et harmoniser l’application du principe de neutralité dans les écoles.
L’un des points importants est la « neutralité d’apparence » pour les membres du personnel des écoles concernées (le texte ne vise pas les écoles confessionnelles, catholiques, juives ou musulmanes) via l’interdiction du port de signes convictionnels visibles. Cette mesure concerne tout le personnel travaillant dans une école : personnel enseignant, administratif, paramédical, ouvrier, etc. Les signes visés concernent les vêtements ou accessoires exprimant une conviction ou une identité politique, religieuse, philosophique, idéologique ou sociale. Un t-shirt à l’effigie d’un politique ne sera donc pas autorisé non plus.
Le texte cible aussi l’autocensure à laquelle se plient parfois des profs. Des contenus enseignés peuvent faire l’objet de contestations (la théorie de l’évolution, des faits historiques comme la Shoah, l’égalité entre les femmes et les hommes ou les droits des minorités LGBTQIA+, etc.). Le texte supprime la mention que les enseignants abordent certaines questions « en des termes qui ne peuvent froisser les opinions et les sentiments d’aucun élève » et la remplacent par un principe de respect mutuel et de liberté d’expression des élèves.
Un rapport sera rédigé sur le respect de la neutralité par les écoles concernées et transmis au Parlement tous les deux ans. Un cadastre global des règlements relatifs au port de signes convictionnels pour le personnel et les élèves, tous réseaux confondus, sera réalisé. Ceci entre en vigueur à la rentrée scolaire 2026-2027.

