« Glatigny casse-toi » : la manifestation pour l’école et l’avenir de la jeunesse en cours à Bruxelles – Le Soir

Le cortège de plusieurs milliers de personnes s’est élancé sur le boulevard du Jardin Botanique sur les coups de 13h50, sous les sons de sifflet et des slogans. « On veut du blé pour enseigner ! Du fric, du fric, pour l’hôpital public », peut-on notamment entendre dans la foule. La marche citoyenne organisée ce dimanche 25 janvier à Bruxelles vise à dénoncer les mesures d’économie dans les secteurs de l’enseignement et de la jeunesse.

Selon Roland Lahaye secrétaire générale de la CSC enseignement, disant se fier à l’estimation de la police, la mobilisation a rassemblé quelque 8.000 personnes. « Nous sommes satisfaits qu’autant de personnes, pour la première mobilisation de ce type, se déplacent un dimanche de janvier pour dire leur inquiétude face à l’avenir de leurs enfants et de l’enseignement », déclare-t-il.

Sous un temps ensoleillé, le cortège défile dans une ambiance déterminée et colorée. Des drapeaux aux couleurs vives, des ballons, des calicots et de nombreux enfants ponctuent la manifestation. Parmi les participants figurent des représentants des syndicats, des associations de parents, du monde associatif, ainsi que des élèves et des familles. Des responsables et militants de partis de gauche, dont Ecolo, le PS et le PTB, sont également présents.

La mobilisation s’inscrit dans une contestation plus large des politiques éducatives menées ces dernièrs mois. Arrêts de travail, manifestations locales et actes symboliques ont précédé la marche de dimanche. La ministre de l’Enseignement, Valérie Glatigny (MR), est particulièrement ciblée par les organisateurs.

Les participants dénoncent une série de mesures qu’ils jugent relever de l’austérité et peser sur les familles et l’école. Ils pointent notamment la taxation des inscriptions dans les académies, la hausse des stages Adeps, la suppression de repas pour les élèves les plus précaires, l’augmentation du minerval étudiant, le report de la lutte contre le décrochage scolaire et les modifications annoncées du parcours commun au début du secondaire, qui suscitent de l’inquiétude chez les parents.

Les manifestants appellent à défendre l’avenir des jeunes. Ils réclament un enseignement de qualité, gratuit et accessible à toutes et tous, ainsi que des politiques publiques visant à réduire les inégalités et à répondre au mal-être de la jeunesse.

La manifestation est toujours en cours dimanche après-midi et doit se conclure place Surlet de Chokier par des prises de parole, un village de la société civile et des performances artistiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *