Le mois dernier, Zuhal Demir a annoncé vouloir réduire fortement le nombre de jours sans cours, comme les journées pédagogiques ou les « jours blancs » entre les examens et les vacances.
Plusieurs centaines d’élèves de l’enseignement flamand font grève ce jeudi en signe de contestation du projet de refonte du calendrier scolaire de leur ministre de tutelle Zuhal Demir (N-VA). A Gand, Hasselt, Anvers et Louvain, des piquets de futurs électeurs se sont formés.
Le mois dernier, Mme Demir a annoncé vouloir réduire fortement le nombre de jours sans cours, comme les journées pédagogiques ou les « jours blancs » entre les examens et les vacances. Son projet de réforme prévoit également la mise sur pied d’une garde « pédagogiquement utile » et obligatoire lorsque les cours ne peuvent se dérouler.
Le plan de la ministre est loin de séduire les enseignants : selon une enquête menée par Teacher Tapp Vlaanderen, 86 % d’entre eux s’opposent à l’obligation d’enseigner le premier et le dernier jour d’école. Un pourcentage similaire (85 %) rejette la suppression (dans le secondaire) ou la réduction (dans le primaire) des journées pédagogiques. Enfin, seuls 10 % des sondés sont favorables à la suppression des jours de congé supplémentaires, que les écoles peuvent utiliser, par exemple, pour créer un pont entre un jour férié et un week-end.
Les élèves ne sont pas plus enthousiastes et le font savoir ce jeudi. Suivant un appel à manifester lancé sur TikTok, ils étaient 300 à s’être rassemblés à Gand, 200 à Anvers, une septantaine à Hasselt et 50 à Louvain.

