Ces profs victimes des réformes : « Je pourrais devoir faire jusqu’à 60 km pour compléter mon horaire » – Le Soir

Source : Le Soir (Charlotte Hutin)  ·  Date : 19/08/2026  ·  Article

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Dès la rentrée, les enseignants du secondaire supérieur passent de 20 à 22 périodes, sans hausse de salaire ; seuls les enseignants en première année et ceux de 60 ans et plus peuvent rester à 20. L'administration estime la baisse des besoins à environ 1.300 équivalents temps plein, que le gouvernement compte absorber par les départs naturels. Les nommés gardent leur emploi, parfois au prix de quelques heures dans une autre école ou d'une mise à disposition ; les temporaires sont les plus exposés. Mesures transitoires : les temporaires prioritaires conservent jusqu'au 31 décembre leur volume d'emploi de début juillet, éventuellement en étant mis à disposition de l'école ; un nommé qui n'a pas retrouvé ses deux périodes ne peut pas reprendre la charge d'un temporaire engagé en 2026-2027. S'y ajoutent le tronc commun en 1re secondaire et la limitation des détachements pédagogiques. Cinq témoignages illustrent ces effets : un directeur détaché au SeGEC contraint de reprendre son école (et l'institutrice qui le remplaçait de retourner en classe), une professeure de français temporaire prioritaire sans aucune heure, un électricien en seconde carrière sans poste, une enseignante nommée en mi-temps thérapeutique touchée aussi par la réforme des congés de maladie (partie non prestée payée 60 % au lieu de 80 %), et une professeure de néerlandais sans emploi malgré la pénurie.

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