Sous un temps ensoleillé, le cortège a défilé dans une ambiance déterminée et colorée. Des drapeaux aux couleurs vives, des ballons, des calicots et de nombreux enfants ont ponctué la manifestation. Parmi les participants figuraient des représentants des syndicats, des associations de parents, du monde associatif, ainsi que des élèves et des familles. Des responsables et militants de partis de gauche, dont Ecolo, le PS et le PTB, étaient également présents.
La mobilisation s’inscrit dans une contestation plus large des politiques éducatives menées ces derniers mois. Arrêts de travail, manifestations locales et actes symboliques ont précédé la marche de dimanche. La ministre de l’Enseignement, Valérie Glatigny (MR), est particulièrement ciblée par les organisateurs.
Les participants dénoncent une série de mesures qu’ils jugent relever de l’austérité et peser sur les familles et l’école. Ils pointent notamment la taxation des inscriptions dans les académies, la hausse des stages ADEPS, la suppression de repas pour les élèves les plus précaires, l’augmentation du minerval étudiant, le report de la lutte contre le décrochage scolaire et les modifications annoncées du parcours commun au début du secondaire, qui suscitent de l’inquiétude chez les parents.
Les manifestants appellent à défendre l’avenir des jeunes. Ils réclament un enseignement de qualité, gratuit et accessible à toutes et tous, ainsi que des politiques publiques visant à réduire les inégalités et à répondre au mal-être de la jeunesse.
La manifestation s’est conclue place Surlet de Chokier par des prises de parole, un village de la société civile et des performances artistiques.

