Berchem : une adolescente de 14 ans aurait été harcelée, agressée et brûlée au visage par d’autres jeunes – RTBF Actus

Camilia, 14 ans, aurait été violemment agressée et brûlée par d’autres jeunes à la sortie de son école en Région bruxelloise. Cela s’est passé ce mardi. Les faits sont dénoncés par sa maman qui a publié un message et une photo sur les réseaux sociaux et qui estime que l’école n’en a pas fait assez pour protéger sa fille.

Camilia aurait été harcelée depuis plusieurs mois par des élèves de son école, néerlandophone, située à Berchem-Sainte-Agathe. Au départ, raconte la maman, une histoire de jalousie face au refus de la jeune fille de sortir avec un garçon de l’école. Puis, c’est l’escalade, selon la maman, avec une première agression qui se déroule à la sortie des cours le 5 décembre. « Je pense qu’ils étaient huit. Ils ont attendu Camilia à la place Schweitzer à Berchem. Ils ont pris Camilia dans une petite ruelle, encore une fois, où il n’y a pas de caméra. Ils l’ont frappée. Elle m’a appelée ensuite en état de choc ».

La maman envoie un mail le lendemain à la direction de l’école pour dénoncer les faits et demander des mesures pour protéger sa fille. Dans une réponse arrivée trois jours plus tard, l’école précise « qu’elle prend la sécurité de Camilia très au sérieux. Nous souhaitons confirmer qu’une réunion avec le CLB (sorte d’équivalent des services PMS dans l’enseignement francophone, ndlr) a normalement déjà été prévue afin de suivre de plus près cette situation ».

Une réunion à l’école a lieu le 15 décembre, explique encore la maman, avec elle, sa fille, la direction et, à distance, le CLB. Mais sans apporter de solutions concrètes. Et, surtout selon elle, sans la présence des harceleurs présumés. L’école reprochant aussi à Camilia plusieurs jours d’absence dans les semaines précédentes, indique encore la maman. « Là, j’étais révoltée, je ne vais pas vous mentir, j’ai perdu patience ».

Les brûlures sur le visage de Camilia © RTBF

Après la nouvelle année, et deux semaines passées en arrêt maladie suite à un certificat médical de son médecin, explique la maman, Camilia change d’école pour rejoindre un établissement du même réseau néerlandophone GO, mais situé cette fois à Molenbeek. Elle y va pour la première fois le lundi. Et c’est le lendemain, le mardi 20 janvier que les choses basculent.

« En sortant de l’école, un élève dit à Camilla : ne sors pas, il y a des gens qui t’attendent. Il n’y a qu’une sortie de l’établissement. Le garçon l’a averti, mais bon, Camilla a dû sortir. Là, ils étaient huit, quatre filles, quatre garçons. On parle d’enfants entre 13 et 17 ans. Ils l’ont attrapée dans une ruelle, ma fille ne se rappelle plus bien. On lui a fait un croche-pied, elle est tombée sur son front. Elle a perdu connaissance. Quand elle a repris connaissance, elle voit quelqu’un avec un briquet et quelqu’un qui enfonce quelque chose dans sa jambe. Elle me dit, je pense que c’est un stylo. Elle voit quelque chose de bleu. Et elle voit aussi en parallèle quelque chose de jaune, peut-être de l’essence et dit se rappeler que quelqu’un dit : il faut la dévisager. Jette, vite ! Tout ça en pleine rue, en plein Molenbeek, dans une ruelle. Ils n’ont vraiment pas peur, ces gosses ». Pour la maman, c’est un guet-apens qui a été tendu à sa fille, avec des agresseurs dit-elle, « qui ne sont pas les élèves qui la harcelaient dans l’école de Berchem. Mais qui ont été commandités par ses anciens harceleurs ».

Brûlures au deuxième degré avec des briquets

Des jeunes qui finissent par s’enfuir, selon la maman, en abandonnant l’adolescente sur place. Camilia parvient ensuite à se relever, a un contact avec sa mère – qui se trouve à son travail – par téléphone, arrive à rentrer chez elle et est emmenée à l’hôpital. Bilan : « brûlures au deuxième degré avec des briquets. Et là, toute sa jambe est tendue, elle n’arrive même plus à la plier tellement ils ont enfoncé le stylo. Elle a mal partout, la pauvre. Et elle est choquée », raconte encore la maman.

Une plainte a été déposée par la maman, information confirmée par la zone de police et le réseau d’enseignement néerlandophone GO. Un réseau dont la porte-parole indique qu’il prend l’affaire « au sérieux » et qui précise qu’une investigation en interne dans l’école de Berchem a aussi été lancée, sans faire pour l’instant plus de commentaires.

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